Corneille noire et vautour

Le plus fort n’est pas toujours celui qu’on croit

 

Gilbert Caysac, par ailleurs photographe vous fait profiter d’un cliché assez impressionnant.  Cette prise de vue date du mois de novembre 2020 dans les environs du village, proche de Carnac.

” Les corneilles noires sont connues pour être très territoriale. Elles n’hésitent pas à pourchasser tout intrus survolant leur territoire “

Cliché d’une corneille noire houspille et met en fuite un vautour d’une envergure bien plus impressionnante que la sienne.

Mieux connaître le frelon asiatique Vespa Velutina

Vespa Velutina , plus connu sous le nom de « frelon asiatique », cet insecte est apparu en France il y a une quinzaine d’années. Présent désormais dans la quasi-totalité des départements, il s’attaque avant tout aux vergers et aux abeilles, qui constituent sa nourriture préférée. Mais il arrive qu’il s’en prenne aux êtres humains. Chaque année, une dizaine de personnes meurent victimes du frelon à pattes jaunes.

Signalement des nids : Il est très important que chaque nid après la chute des feuilles soit signalé avec précision. Signaler un nid https://app.geonest.org/

 Voici les coordonnées des apiculteurs habilités à manier la perche sur notre secteur :

Florac :  Philippe Clément 04 66 94 08 44 mail : fermedufraisse48@gmail.com

Meyrueis : Thierry Crouzet 06 30 38 17 64 mail : thierry.crouzet007@orange.fr

 A toutes et tous, merci de votre précieuse collaboration il y va de l’avenir de notre apiculture déjà malmenée par le changement climatique et les abus dans certaines régions des pesticides dévastateurs.

Merci aux chasseurs pour leurs destructions ( 4 sur la commune en novembre 2020 )                                                                                                                                             

 Identification : L’espèce Vespa Vélutina nigrithorax se distingue facilement du frelon Européen, Vespa Cabro, par sa taille et sa couleur caractéristique. L’adulte, plus petit que V. Cabro mesure environ 3 cm de long. Son thorax est brun foncé ( d’où son nom scientifique ) et son abdomen présente des segments abdominaux bordés d’une fine bande jaune. Le 4ème segment de l’abdomen porte une large bande jaune orangé caractéristique. Les pattes sont jaunes.

 Son extraordinaire expansion : Originaire d’Asie, le frelon Vespa Vélutina semble avoir été introduit en France dans les toutes premières années de ce siècle par une arrivée accidentelle dans des containers de marchandises. Il a été formellement signalé en 2005 mais il a été vu dès 2003 dans les départements de Gironde du Lot et Garonne et en Dordogne. Le frelon est désormais présent sur une grande partie du territoire ainsi que dans 8 autres Etats Européens : Espagne, Portugal, Italie, Allemagne, Belgique, Royaume uni, Pays Bas et Suisse.

Sa vitesse de propagation est de 100 km par an. Il n’aura fallu guère de 15 ans à Vespa Vélutina pour conquérir le territoire et s’implanter un peu partout en Europe. Cet envahisseur nuisible et dangereux conquiert tous les ans de nouveau territoires et décime un grand nombre d’insectes déjà sur le déclin.

 Régime alimentaire : Ses besoins varient selon la saison

Si les fondatrices débutent leur activité dès la mi-février et parfois même avant elles ne commencent réellement à construire un nid primaire viable que vers la mi-mars (date à adapter suivant les régions). A partir de ce moment- là, leurs besoins énergétiques (sucre) augmentent considérablement pour la recherche des matériaux et l’élaboration du nid primaire dans un lieu abrité. Les fondatrices vont constituer un embryon de nid et bâtir 8 à 12 cellules dans lesquelles elles vont effectuer leur première ponte.

Elles assureront aussi l’alimentation des larves et surtout la régulation thermique du nid à une période relativement froide. Si la recherche des protéines pour l’alimentation de quelques petites larves est assez facile à un moment où les insectes abondent, il est beaucoup plus difficile de s’approvisionner en sucre.

Les reproductrices sont capables de récolter du nectar sur les fleurs, mais elles semblent préférer les sources plus abondantes et faciles à récolter : déchets de fruits ou nectar contenu dans le jabot des abeilles. C’est la période la plus propice pour la capture des fondatrices par le piégeage.  

Fin mai-début juin, la première génération d’ouvrières éclot et donne naissance à des individus de petite taille. Peu nombreuses, leur besoin en nourriture pourront- être satisfait sur un petit territoire. Les besoins en énergie diminuent (température extérieure plus chaude) et il y aura peu de larves à nourrir.

En juillet, il est fréquent qu’une partie des ouvrières s’échappent du nid primaire et élaborent un nid secondaire, souvent à l’extérieur.

En été, la population augmente, les besoins sont surtout de types protéinés pour l’alimentation des larves. La capture des insectes butineurs permet de combler en grande partie les besoins en protéines et en énergie. Les futurs reproducteurs et reproductrices, naissent et se fécondent jusqu’à l’arrêt d’activité du nid.

En septembre, le nombre d’individus est souvent au-delà du millier, la taille des larves est en progression et les besoins augmentent considérablement, aussi bien pour les sucres que pour les protéines. Les premières nuits froides apparaissent. La prédation sur les ruchers s’accentue et devient souvent intolérable. Les frelons pénètrent dans les ruches pour prélever miel et abeilles. Le territoire de chasse s’agrandit et atteint l’ordre du km de rayon. Il devient impératif pour les apiculteurs de protéger les entrées des ruches pour éviter la prédation mais aussi l’approvisionnement en miel. Le piégeage en sera très sensiblement amélioré.

En novembre, les nids commencent à être visibles lors de la chute des feuilles, il peuvent- être peuplés de plusieurs milliers d’individus !

Fin novembre, les premières fortes gelées provoquent le dépeuplement des nids qui ne seront pas réutilisés l’année suivante. Les femelles reproductrices migrent vers des endroits abrités (souches d’arbre, tas de bois, grenier …) les autres individus disparaissent pour la plupart.

 Quand et comment piéger :

Des risques pour l’homme : Lorsqu’il chasse ou butine le frelon asiatique ignore l’homme. Par contre à proximité des nids il n’hésite pas à attaquer et l’agression devient souvent collective et dangereuse ! Les nids sont souvent en haut des arbres mais ils peuvent aussi se trouver dans des haies sous des soupentes, embrasure de portes etc…attention donc lorsque vous taillez des haies, vérifiez par temps clair l’absence des nids, surtout si vous voyez des allées et venues de frelons,  beaucoup d’accidents se sont produits lors de taille de haies.

Quelques piqûres suffisent à provoquer une hospitalisation, et on déplore malheureusement plusieurs décès du fait du frelon asiatique.

 

Une intervention pour détruire un nid secondaire de frelons asiatiques peut s’avérer périlleuse et coûteuse. Implanté souvent en hauteur, il abrite jusqu’à 13 000 individus./Michel Ame  

Qui peut intervenir pour détruire un nid ?

Ne vous attaquez pas à un nid seul ! La destruction de jour, le tir au fusil*,  l’utilisation d’une lance à eau ou l’utilisation du soufre sont à proscrire. Il est fortement conseillé de faire appel à des professionnels certifiés de la désinsectisation, équipés de protections et de matériel adapté pour travailler en hauteur.

 *  Sauf dans le cas d’une hauteur importante, ou c’est le seul moyen

 Seuls les nids en activité situés à proximité des lieux de vie ou de loisirs (à moins de 10 mètres) nécessitent d’être détruits. A savoir donc : sauf menace sur un bâtiment public (une école par exemple), les sapeurs-pompiers ne se déplacent pas pour les nids de frelons asiatiques. Certaines communes prennent en charge tout ou partie des frais de destruction. Le prix ? De 70 à 150 euros pour une intervention classique. L’article 18 de la loi du 23 décembre 1986 stipule que le coût des produits incombe au locataire, tandis que celui de la main-d’œuvre revient au propriétaire.

Quand détruire un nid ?

La destruction des colonies doit se faire le plus tôt possible au printemps et jusque mi-novembre. Le frelon asiatique étant diurne, les nids devront être détruits à la tombée de la nuit ou au lever du jour. Il est inutile de faire détruire un nid en hiver. A cette saison, ils sont vides et ne présentent aucun danger pour l’homme.

Comment détruire un nid ?

À ce jour, les meilleures techniques de destruction utilisent une perche télescopique afin d’injecter de l’insecticide. Le nid est ensuite prélevé et détruit pour éviter que l’insecticide ne soit pas consommé par les oiseaux ou diffusé dans l’environnement. Si le nid est accessible, il est possible de le détruire sans insecticide à la tombée de la nuit, en bouchant le trou d’entrée avec du coton, puis en enfermant le nid dans un sac avant de le détacher et de tuer la colonie par congélation.

 

Des abeilles attaquées et pas de miel

Après l’attaque… il ne reste plus que les têtes des abeilles.

  Majorque, premier territoire européen à avoir éradiqué le frelon asiatique !

 La Vespa velutina prolifère en France depuis 2005.

 Une première en Europe !

L’Espagne, où on signale sa présence depuis 2010, n’y a pas échappé, pas plus que l’archipel des Baléares. En Catalogne, la lutte s’est bien organisée mais compte tenu de la multiplication de ces nids, particulièrement impressionnants, beaucoup estiment que la guerre est perdue d’avance. Un véritable fléau pour l’apiculture, le vorace frelon asiatique se nourrissant des abeilles et de nos guêpes européennes, pour se multiplier encore ravageant ruches et essaims sur son passage.

Alors, comment a-t-on pu l’éliminer de l’archipel espagnol où elle n’a plus été identifiée depuis l’été 2018 ?

Le salut est venu de la technologie et de la solidarité citoyenne. Grâce à l’application Vespapp mise au point par des universitaires, chacun a ainsi pu signaler précisément l’intrus et permis de localiser les nids. Grâce à ces 1200 signalements, des pièges ont ainsi pu être installés (jusqu’à 576 par an depuis 2016) et l’envahisseur a petit à petit été éradiqué.

Un exemple que le Vieux continent serait bien avisé de suivre. Encore faudrait-il s’en donner les moyens et surtout lutter de façon coordonnée car le frelon continue d’attaquer sur tous les fronts…

 Sources :

 Voir sur lindeoendant.fr

Voir un article sur le site du parisien.fr

Revue apicole abeilles et fleurs -2020

François et Liliane CHAZEL

 

 

François Emile CHAZEL (1914-1966), pasteur responsable des paroisses de Vébron  et de Rousses, et son épouse Liliane Geneviève Yvonne (1912-2005) infirmière, tous deux membres de la CIMADE, organisation de secours aux réfugiés, ont apporté assistance à des dizaines de juifs, au cours de la seconde guerre mondiale. Le 22/12/1983, l’institut Yad Vashem de Jérusalem, leur a décerné le titre de Justes parmi les Nations [1]

François Emile CHAZEL (1914-1966), pasteur responsable des paroisses de Vébron  et de Rousses, et son épouse Liliane Geneviève Yvonne (1912-2005) infirmière, tous deux membres de la CIMADE, organisation de secours aux réfugiés, ont apporté assistance à des dizaines de juifs, au cours de la seconde guerre mondiale. Le 22/12/1983, l’institut Yad Vashem de Jérusalem, leur a décerné le titre de Justes parmi les Nations [1]

Né à Tananarive le 14/6/1914, le pasteur François CHAZEL a exercé son ministère  à Vébron-Rousses entre 1940 et 1944, à Mascara en Algérie, autour de 1952, puis à Orléans et St Dizier. Son père, André CHAZEL (1872-1938), professeur de formation (histoire/géographie ou lettres ?), était missionnaire à Madagascar. Il a contribué à fonder, et a dirigé pendant plusieurs années, l’école Paul Minault.

« François CHAZEL fut la tête pensante et la conscience du sanctuaire des juifs à Vébron et à Rousses. Le premier, il se préoccupa de leur trouver des emplois chez ses paroissiens et de procurer des fonds aux nécessiteux. A lui revenaient les grandes responsabilités : disperser les groupes trop voyants ou déclencher l’alerte en cas de danger. C’est également lui qui, prévenu par les messages, le plus souvent codés, de ses collègues pasteurs, accueillait et réconfortait les juifs qui arrivaient souvent à bout de forces et de nerfs, au terme de périples épuisants et dangereux. Le pasteur CHAZEL se méfiait de la poste et préférait se déplacer lui-même plutôt que de risquer l’ouverture de sa correspondance. Ainsi, lorsqu’il voulait toucher la CIMADE, il se rendait à Nîmes. Un jour, une réfugiée lui confia des valeurs étrangères et des bijoux à négocier : il se rendit alors à Paris.

 Comme il aida les juifs, le pasteur CHAZEL aida aussi le maquis, lorsqu’un groupe [maquis la Soureilhade] attaqué dans le Gard se réfugia en Lozère. Mais il précisa bien ses conditions aux responsables : les maquisards devaient être discrets pour éviter d’attirer l’attention sur le sanctuaire.

 Plus tard, à la Libération, lorsque des maquis rivaux se disputèrent la jeunesse de Vébron, il prononça une sorte de jugement de Salomon : les uns d’un côté, les autres de l’autre, en évitant que des membres d’une même famille se trouvent ensemble en cas de catastrophe.

 Très respectueux des convictions de ceux qu’il aidait sans arrière-pensée, jamais François CHAZEL ne fit du prosélytisme auprès des juifs. En outre, ses principes ne lui auraient pas permis d’accorder par complaisance un certificat de baptême. » [2].

 « La moyenne des gens de Vébron et de Rousses n’étaient sans doute pas plus courageux qu’ailleurs. La peur des représailles de Vichy et de la Gestapo n’y était pas moins vive. Cependant personne n’a flanché, autrement dit, personne n’a trahi ces « réfugiés » compromettants qui se mêlèrent pendant deux ans et parfois davantage, à la vie des villageois » [3].

 Sources :

[1] Le Comité Français pour Yad Vashem   ( Consulter )

[2] « Cévennes, terre de refuge 1940-1944 » Philippe JOUTARD & al. Nouvelles Presses du Languedoc juil. 2012 p.288.

[3] Idem p 285.

Jean Paul Eymery

le 02 décembre 2020